Par la rédaction internationale de PolyvraNews
Port-au-Prince, le 14 août 2026. — Dans une conjoncture nationale extrêmement complexe, où l’effondrement des structures économiques et l’insécurité systémique privent la jeunesse haïtienne de perspectives concrètes, les initiatives axées sur l’éducation et le renforcement des capacités syndicales prennent une dimension historique. C’est dans cette optique de reconstruction sociale et citoyenne que le Bureau exécutif national de la Confédération des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé (CTSP) a marqué un grand coup.
Le projet Yvel Admettre Prezidan FENASE franchit une étape décisive en Haïti. À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, la CTSP a organisé, le mercredi 12 août 2026 à Delmas 83, un grand atelier de réflexion intensive destiné à environ une centaine de jeunes travailleurs, tous issus des syndicats de base affiliés à la confédération.
Cet événement de haute facture académique et syndicale s’est déroulé autour du thème central : « ÉMERGENCE SOCIALE DES JEUNES PAR LA FORMATION, UN LEVIER DE TRANSFORMATION ET D’AUTONOMISATION ». L’objectif sous-jacent de ces assises est de fournir des outils techniques, managériaux et politiques à une catégorie de la population civile trop souvent délaissée par les politiques publiques de l’État central. Pour les dirigeants de la CTSP, l’autonomisation financière et l’émancipation intellectuelle de la jeunesse constituent les seuls remparts viables contre la délinquance juvénile et le recrutement des jeunes par les associations de malfaiteurs qui endeuillent la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
La Vision d’Avenir d’Yvel Admettre pour la Jeunesse Syndicale
Le point d’orgue de cette journée d’étude a été l’intervention doctrinale du leader syndical très respecté, le président de la Fédération nationale des syndicats de l’éducation (FENASE). En sa qualité d’intervenant principal, le président de la FENASE, Yvel Admettre, a partagé une analyse rigoureuse des mutations du marché du travail en Haïti. Selon les déclarations d’Yvel Admettre, la formation continue doit cesser d’être un luxe pour devenir une obligation structurelle pour toutes les organisations professionnelles. Le dirigeant a réaffirmé l’engagement indéfectible de sa structure à concevoir et à dispenser des programmes éducatifs qui répondent directement aux besoins immédiats de la jeunesse laborieuse haïtienne.
Se projetant vers l’avenir, Yvel Admettre a officiellement annoncé les prochaines étapes de ce plan de contingence sociale élaboré conjointement avec la direction de la CTSP. Un nouveau cycle de formation technique et professionnelle, ciblant un groupe pilote de 100 jeunes travailleurs supplémentaires, sera lancé dans les prochaines semaines. Ce programme se focalisera exclusivement sur l’apprentissage de métiers pratiques à forte valeur ajoutée, permettant une insertion rapide sur le marché de l’emploi ou la création de micro-entreprises autonomes.
Pour le leader syndical, l’émergence sociale ne peut se concrétiser sans cette indépendance économique : un jeune rigoureusement formé devient un créateur de richesse collective et un acteur du changement, capable de s’autosuffire et de refuser les voies de la facilité.
Le Cri du Cœur des Participants contre la Stigmatisation des Ghettos
Dans l’optique de notre suivi approfondi des réformes de la transition, découvrez notre regard critique sur l’actualité Internationale afin d’évaluer la trajectoire politique de cette ère cruciale. Au-delà des discours officiels, cet atelier à Delmas 83 a offert une tribune d’expression libre et poignante aux jeunes participants. Prenant la parole à tour de rôle, les délégués syndicaux ont vivement remercié la CTSP pour cette opportunité d’apprentissage, tout en lançant un appel solennel à la société civile haïtienne pour stopper la stigmatisation géographique. Ils ont exhorté leurs pairs à cesser de discriminer les jeunes issus des quartiers dits défavorisés ou des zones sensibles de la capitale.
Les participants ont rappelé avec gravité qu’il est intellectuellement malhonnête et socialement dangereux d’assimiler systématiquement tous les résidents des quartiers populaires à des gangs armés ou à des bandits. D’après leurs témoignages poignants, la grande majorité de la jeunesse des ghettos conserve des valeurs d’intégrité, de dignité et de travail.
Associer chaque jeune du prolétariat urbain aux actes de violence ne fait qu’accentuer l’exclusion sociale et repousser ces forces vives vers l’exil forcé. Pour ces jeunes travailleurs, le manque d’opportunités académiques et le chômage endémique sont les véritables maux qu’il faut combattre collectivement, plutôt que de diaboliser des communautés entières déjà meurtries par l’absence des services de base de l’État.
Un Appel Urgent à la Responsabilisation de l’État Central
Face à une situation macroéconomique qui se détériore de jour en jour, caractérisée par une inflation galopante et une paralysie des axes routiers stratégiques, les jeunes syndicalistes ont interpellé directement le gouvernement de transition. Ils demandent un accompagnement institutionnel d’urgence et une assistance technique et financière ciblée. Pour en savoir plus sur l’évolution des politiques de l’emploi et consulter les programmes officiels de protection sociale en Haïti, vous pouvez visiter le portail du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (https://mast.gouv.ht). De même, pour comprendre la coordination des investissements publics dans le capital humain, visitez le site du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (https://mpce.gouv.ht).
Pour la structure de production PolyvraNews, la couverture de cet atelier représente un jalon important dans la documentation des initiatives de résilience citoyenne en Haïti. Ce reportage de terrain exclusif, réalisé sous la direction technique du caméraman, reporter et monteur Stevens Frantz Michael, démontre que malgré l’asphyxie globale de la société, des espaces de résistance intellectuelle subsistent. L’avenir d’Haïti se joue dans sa capacité à encadrer sa jeunesse laborieuse et à substituer à la culture de l’impunité une culture du mérite et de la transparence. Le débat est désormais lancé sur le réseau mondial, et il appartient aux décideurs de prendre leurs responsabilités avant que la jeunesse ne subisse un épuisement total et irréversible.
Équipe d’investigation :
CAMERAMAN – REPORTEUR – MONTEUR : STEVENS FRANTZ MICHAEL
PRODUCTION AUDIOVISUELLE : POLYVRANEWS
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Laila Dominique
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